L’intime en clair-obscur
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Une publication partagée par Le Grand Palais (@le_grand_palais)
Née en 1953, l’Américaine Nan Goldin capte la vie à vif, sans décor ni artifice. Ses images racontent l’amour, la perte, la solitude – des fragments de vérité saisis dans un reflet ou sous une lumière crue. À la frontière de la photo et du cinéma, ses diaporamas promettent d’embarquer le spectateur dans un tourbillon d’émotions brutes, où beauté et chaos se frôlent. Annoncée comme une expérience totale et viscérale, cette rétrospective s’apprête à sonder la part la plus fragile du réel, là où chaque silence devient déflagration.
Nan Goldin: This Will Not End Well, jusqu’au 27 juin 2026 au Grand Palais (Paris). Plein tarif : 17 €. grandpalais.fr
La démesure selon Nevelson
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Une publication partagée par Centre Pompidou-Metz (@centrepompidoumetz_)
Sculptrice visionnaire, Louise Nevelson (1899-1988) transforme le bois, la lumière et l’espace en matière vivante. Ses assemblages monumentaux, peints dans une teinte hypnotique, deviennent des architectures totémiques où le corps du visiteur est invité à se perdre. Nourrie aussi bien par le théâtre, la danse que le mysticisme, son œuvre déjoue la frontière entre art et rituel. Jusqu’au cœur de l’été, le Centre Pompidou-Metz ressuscite ces environnements enveloppants, recomposant un monde sensuel et spirituel, à la fois refuge, scène et labyrinthe.
Louise Nevelson : Mrs N’s Palace, jusqu’au 31 août 2026 au Centre Pompidou-Metz (Metz). Plein tarif : 14 €. centrepompidou-metz.fr
Renoir, l’art d’aimer
Joie, désir, complicité : chez Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), l’amour se vit à ciel ouvert. Loin des drames, il peint la légèreté, la fête et la tendresse d’un Paris populaire où tout semble possible. Couples enlacés, amis attablés, lumières vibrantes, sa peinture respire la liberté et la sensualité. Dès le mois prochain, le musée d’Orsay célébrera cette modernité heureuse, celle d’un artiste pour qui la beauté du quotidien et la chaleur humaine étaient déjà une forme de rébellion douce.
Renoir et l’amour : la modernité heureuse (1865-1885), jusqu’au 19 juillet 2026 au Musée d’Orsay (Paris). Plein tarif : 16 €. musee-orsay.fr
Dans la pénombre du regard
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Un parcours immersif réunit une vingtaine d’artistes modernes et contemporains autour de l’ombre et de la lumière. Peinture, vidéo et installations dessinent un paysage crépusculaire où les œuvres jouent sur les contrastes, la lenteur et la tension dramatique. Inspirée par l’héritage du clair-obscur, cette traversée visuelle et sensorielle bouscule le regard et fait émerger, dans la pénombre, une autre lecture du monde.
Clair-obscur, à la Bourse du Commerce (Paris). Plein tarif : 15 €. pinaultcollection.com/fr/boursedecommerce
Plongée onirique
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Le rêve devient ici un territoire mouvant, exploré à travers les univers de deux artistes femmes hors norme : Amie Barouh et Chloé Quenum, révélée à la dernière Biennale de Venise. Installations et objets déplacent le réel, font surgir des mondes inattendus et ouvrent de nouveaux récits. Chaque proposition se déploie en expérience sensorielle et poétique, invitant le spectateur à lâcher prise, à questionner ses perceptions et à accueillir d’autres formes d’imaginaire, loin des cadres rationnels habituels.
L’argument du rêve, jusqu’au 18 avril 2026 à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard (Paris). Entrée libre. fondation-pernod-ricard.com
L’art comme sortilège
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Figure majeure du surréalisme au féminin, Leonora Carrington (1917-2011) déploie un imaginaire foisonnant peuplé de métamorphoses, de mythes et de créatures hybrides. Peintures, dessins et écrits composent une œuvre radicale, nourrie de féminisme avant-gardiste, de spiritualité et d’écologie. Le parcours révèle une artiste totale, longtemps sous-représentée en Europe, dont la vision brouille les frontières entre humain, animal et monde invisible.
Leonora Carrington, jusqu’au 19 juillet 2026 au Musée du Luxembourg (Paris). Plein tarif : 14 €. museeduluxembourg.fr
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Photo de Une : Amie Barouh, Sami, 2022. Photographie numérique



