Les expositions à voir en juin

Parce qu’une œuvre d’art n’existe qu’à partir du moment où elle est regardée, voici notre sélection des expos les plus affriolantes.

Fabrice Bourland

Beautés animales

 
 
 
 
 
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Une publication partagée par Tim Flach (@timflachphotography)

Tantôt emplis de malice, tantôt inquiétants, les yeux des bêtes ont ceci de commun d’être d’une expressivité confinant parfois à l’hypnotisme. Pour le plus grand bonheur des petits et des grands, le Parc zoologique de Paris met à l’honneur le travail du photographe Tim Flach autour d’une exposition sur les regards et expressions de la faune de notre globe.

Portant une attention curieuse et sensible à toutes les espèces vivantes, l’artiste britannique multirécompensé, dont le génie parvient à « capturer » les traits et bizarreries de chaque mammifère, oiseau ou reptile, nous livre une multitude de clichés, drôles et touchants, toujours surprenants ; qui nous font prendre conscience du lien très profond qui nous unit au règne animal.

Regard(s) fascinant(s) – Tim Flach, jusqu’au 31 décembre au Parc zoologique de Paris. Plein tarif : 20 €.

Mère Nature

 
 
 
 
 
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Une publication partagée par We Explore Paris Together (@weexploreparistogether)

Si vous vous êtes récemment promené du côté de La Défense, vous avez forcément aperçu cet immense pavillon en bambou qui trône au beau milieu du parvis. Fabriqué en grande partie avec des matériaux naturels, cet édifice démontable et itinérant avait déjà été installé à Arles en 2018 dans le cadre des Rencontres de la Photographie.

Aujourd’hui, et jusqu’à la fin de l’été, la structure sert d’écrin à « Aqua Mater ». Cette exposition inédite invite le célèbre photographe franco-brésilien Sebastião Salgado sur le thème de l’eau et de l’écologie. De l’Amazonie à l’Islande en passant par l’Arctique, l’artiste humaniste parcourt le monde depuis 30 ans pour immortaliser en noir et blanc les plus beaux endroits de la planète ; mais aussi les femmes et hommes qui y vivent.

Aqua Mater de Sebastião Salgado, jusqu’au 22 septembre sur le parvis de La Défense (Courbevoie). Plein tarif : 16 €.

Le bleu du ciel

 
 
 
 
 
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Si, pour cause de pandémie, vous l’avez manquée en 2020 à l’Atelier des Lumières, profitez d’une escapade provençale pour aller découvrir la formidable exposition consacrée à Yves Klein ; l’un des artistes majeurs du XXe siècle.

Pour le natif de Nice, dont le regard s’est forgé à la lumière de la Méditerranée, la peinture est avant tout « couleurs », des couleurs que, tout au long de sa courte mais prolifique carrière – il est mort à seulement 34 ans –, Klein a cherché à individualiser ; libérer ; magnifier dans leur forme la plus pure, leur conférant une dimension véritablement métaphysique.

À travers une large sélection de ses chefs-d’œuvre monochromes, l’exposition offre au spectateur une immersion totale dans la matière et la sensibilité ; le tout au son de Vivaldi ou de rythmes électroniques.

Yves Klein, l’infini bleu, jusqu’au 2 janvier 2023 aux Carrières des Lumières des Baux-de-Provence. Plein tarif : 14,50 €.

Une virée à Berlin

 
 
 
 
 
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À l’occasion du 150e anniversaire de celui qui, avec Cézanne et Van Gogh, est considéré comme l’un des « pères du modernisme », rendez-vous à Berlin. Plus exactement à l’Ancienne Galerie nationale (Alte Nationalgalerie), sur l’île aux Musées. En 1891, âgé de 43 ans, Paul Gauguin quitte Paris avec femme et enfants et s’installe en Polynésie française ; où il se lance dans une quête spirituelle et artistique.

Cette exposition-événement – dont le titre est un clin d’œil à l’huile sur toile No te aha oe riri (1896) – présente des œuvres parmi les plus célèbres du peintre français, entremêlant savamment érotisme et exotisme. Elle les replace dans le contexte des enjeux écologiques actuels en les confrontant à celles d’artistes d’aujourd’hui tels qu’Angela Tiatia ; Yuki Kihara ; Nashashibi/Skaer ; ou encore le poète et activiste tahitien Henri Hiro.

Paul Gauguin – Why are you angry ?, jusqu’au 10 juillet 2022 à l’Alte Nationalgalerie de Berlin (Allemagne). Plein tarif : 12 €.

Et aussi…

• La Joconde, exposition immersive ; jusqu’au 21 août 2022 au Palais de la Bourse de Marseille (14,50 €)
• Mimèsis, un design vivant ; jusqu’au 6 février 2023 au Centre Pompidou Metz (12 €)
• Allemagne / Années 1920 / Nouvelle Objectivité / August Sander ; jusqu’au 5 septembre 2022 au Centre Pompidou Paris (14 €)
• Picasso, l’effervescence des formes ; jusqu’au 28 août à la Cité du Vin de Bordeaux (21 €)
• Fernand Léger, la vie à bras le corps ; jusqu’au 6 novembre 2022 au musée Soulages de Rodez (11 €)
• Raoul Dufy, l’ivresse de la couleur ; jusqu’au 18 septembre 2022 à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence (14,50 €)
• Gaudí ; jusqu’au 17 juillet 2022 au Musée d’Orsay (16 €).

Photo de Une : Tim Flach

Lire aussi : Les plus belles terrasses de musées à Paris

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