Des regards sur une époque
Depuis les années 1990, le chanteur Elton John et son complice David Furnish ont réuni une collection majeure de photographies. Plus de 300 tirages retracent ici l’histoire du médium, des portraits signés Richard Avedon aux images frontales de Nan Goldin – en passant par Robert Mapplethorpe, Herb Ritts, Diane Arbus ou Irving Penn. Portraits de stars, corps en quête de liberté, images de luttes sociales… Cette plongée dense et incisive montre comment la photographie saisit son temps et ses fractures.
Fragile beauté, jusqu’au 27 septembre 2026 au Jeu de Paume (Paris). Plein tarif : 14 €. jeudepaume.org
Dans l’œil du tourbillon
En 1963-1964, Paul McCartney saisit l’ascension fulgurante des Beatles de l’intérieur. Près de 250 clichés racontent ce moment où le groupe bascule dans une célébrité mondiale, de Liverpool à New York en passant par Paris. Scènes de tournée, coulisses, regards volés, ces images capturent l’énergie d’une époque et l’intimité de quatre jeunes musiciens propulsés sous les projecteurs. Un témoignage rare, à la fois documentaire et intime, sur la naissance d’un phénomène planétaire.
Paul McCartney photographe, 1963-64 : Eyes of the Storm, jusqu’au 3 janvier 2027 au Musée Granet (Aix-en-Provence). Plein tarif : 7 €. museegranet-aixenprovence.fr
Un jardin artificiel
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Une publication partagée par Capc Musée d’art contemporain de Bordeaux (@capcmusee)
Pour sa première exposition monographique dans un musée européen, l’artiste hongkongais Trevor Yeung métamorphose la nef du musée d’Art contemporain de Bordeaux en vivarium géant : arcs-en-ciel, soleils mutants, champignons lumineux et pont à rubans composent un paysage onirique. Le visiteur circule, grimpe, attache des rubans et participe à une œuvre en mouvement, à travers laquelle l’artiste interroge nos façons de croire, de projeter et de cohabiter avec le vivant.
Trevor Yeung, Jardin des neuf soleils, jusqu’au 20 septembre 2026 au CAPC (Bordeaux). Plein tarif : 8 €. capc-bordeaux.fr
Bêtes de photo
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Une publication partagée par Les Rencontres d’Arles (@rencontresarles)
Chiens malicieux d’Elliott Erwitt, scènes décalées de Martin Parr, collages engagés de Peter Beard, visions poétiques de Rinko Kawauchi : Modèle animal retrace deux siècles de photographie à travers notre fascination pour le vivant. L’une des expositions phares de l’édition 2026 des Rencontres d’Arles dévoile comment l’image a contribué à façonner notre regard sur les animaux, de l’observation émerveillée à la conscience écologique.
Modèle Animal – 200 ans de photographie, jusqu’au 4 octobre 2026 à La Mécanique Générale (Arles). Plein tarif : 15 €. rencontres-arles.com
Quand le vêtement fait le portrait
Chez Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), le costume ne relève pas du détail : il structure l’image. À travers plus de 200 œuvres et objets, l’exposition montre comment étoffes, drapés et accessoires participent à la construction de ses portraits. Peintures, dessins et pièces textiles dialoguent pour éclairer son attention à la matière et aux codes de son époque. Une lecture précise et actuelle, qui révèle combien la mode irrigue son œuvre et continue d’inspirer les créateurs d’aujourd’hui.
Ingres et la mode, jusqu’au 8 novembre 2026 au musée Ingres Bourdelle (Montauban). Plein tarif : 10 €. museeingresbourdelle.com
Murano, laboratoires de formes
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Symbole d’un savoir-faire unique, la verrerie de Murano se réinvente depuis un siècle sans perdre ses racines. Près de 250 œuvres retracent cette évolution, des pièces de l’entre-deux-guerres aux créations contemporaines. Autour de figures comme Carlo Scarpa ou Fulvio Bianconi, le verre s’émancipe du décoratif pour devenir un terrain d’expérimentation plastique. Formes, couleurs, transparences : un parcours riche où la matière elle-même semble se réinventer, dans un jeu permanent de métamorphoses.
Murano : 1920-2020, un siècle de verre, jusqu’au 29 novembre 2026 au musée du Verre François Décorchemont (Conches-en-Ouche). Plein tarif : 7 €. museeduverre.fr
Dessiner pour mieux déborder
Christian Lacroix lâche la couture pour revenir au dessin dans une exploration libre et prolifique. Carnets, papiers trouvés, collages, griffonnages… tout devient support d’un geste instinctif, parfois baroque, toujours habité. Loin du simple croquis préparatoire, le dessin déborde ici de son cadre pour révéler un imaginaire nourri de son enfance arlésienne, de théâtre et de figures récurrentes. Un voyage dans l’atelier mental d’un créateur qui n’a jamais cessé de noircir la page.
Christian Lacroix : dessins, gribouillages et graffitis, jusqu’au 4 octobre 2026 au Musée Réattu (Arles). Plein tarif : 8 €. museereattu.arles.fr
Un flair à toute épreuve
Sans Paul Cassirer (1871-1926), l’impressionnisme serait peut-être resté une affaire parisienne. À Berlin, ce marchand fait entrer Monet, Renoir ou Van Gogh comme on introduit une provocation dans un salon trop bien tenu, et reprogramme les goûts bourgeois à coups de toiles trop lumineuses pour l’époque. Entre la France et l’Allemagne, toiles iconiques, correspondances et archives retracent l’ascension d’un passeur décisif, capable de transformer un choc esthétique en véritable révolution culturelle, durable, contagieuse et profondément moderne.
Cassirer et la percée de l’impressionnisme, jusqu’au 27 septembre 2026 à la Alte Nationalgalerie (Berlin, Allemagne). Plein tarif : 14 €. smb.museum
Anvers, la mode rebelle
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Une publication partagée par MoMu – Fashion Museum Antwerp (@momuantwerp)
Débarqués à Londres à bord d’un van, les Six d’Anvers ont dynamité la mode des années 1980, faisant de la provocation un manifeste esthétique où se mêlent androgynie, rigueur et déconstruction. Quatre décennies plus tard, leur héritage électrise toujours le vestiaire contemporain : silhouettes affranchies, tissus détournés, élégance rebelle… Cette expo du Modemuseum Antwerpen (MoMu) retrace l’élan collectif qui a fait d’Anvers un laboratoire mondial du style, porté par une liberté créative alliée à une avant-garde radicale.
The Antwerp Six, jusqu’au 17 janvier 2027 au MoMu (Anvers, Belgique). Plein tarif : 12 €. momu.be
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Photo de Une : In the Path of Fire, (détail) 2025. Associated Press/Alamy/Ethan Swope.



