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Une semaine en Arménie, l’itinéraire idéal

Entre monastères perchés, lacs d’altitude et villages troglodytes, l’Arménie se découvre comme un pays de contrastes et de mémoire. En une semaine sur les routes du Caucase, immersion dans une terre discrète où l’histoire et le quotidien se confondent.

Lola Bondu

Jour 1 : Yerevan, point de départ d’une Arménie en mouvement

Notre itinéraire d’une semaine en Arménie commence ici. La capitale arménienne a le goût du contraste, entre façades en tuf rose héritées de l’époque soviétique et cafés modernes où la jeunesse connectée refait le monde. Sur la place de la République, les pierres s’illuminent chaque soir au rythme des fontaines musicales. Quelques pas plus haut, la Cascade, vaste escalier monumental ponctué de sculptures contemporaines, grimpe vers une vue dégagée sur le mont Ararat, invisible certains jours mais toujours présent.

Dans les galeries du Musée Cafesjian ou les bars de la rue Abovyan, on mesure combien Yerevan assume cette double identité : fière de ses racines, curieuse de l’ailleurs. Le soir, les tables se remplissent de plats généreux (dolma, lavash chaud, aubergines fumées) et la capitale s’anime jusque tard.

Jour 2 & 3 : Cap sur le sud, entre vigne et canyon

Le lendemain, notre itinéraire en Arménie prend le cap de Khor Virap, à une heure de route. Le monastère, posé face à la plaine, offre l’un des plus beaux points de vue sur le mont Ararat. C’est aussi un site symbolique, lieu d’enfermement de Grégoire l’Illuminateur, fondateur du christianisme arménien.

Plus au sud, le paysage devient rocailleux à mesure que l’on atteint Areni, région viticole réputée. Dans les caves, les vins rouges puissants racontent un savoir-faire ancien, longtemps resté discret. On termine la journée à Jermuk, station thermale construite au milieu des forêts. Ses sources minérales et son air frais tranchent avec la sécheresse des plaines traversées le matin.

Le lendemain, la route s’enfonce dans le canyon de Noravank. Le monastère, construit en pierre ocre, semble se fondre dans les falaises. Ce site isolé concentre ce que l’Arménie a de plus saisissant : un mélange d’austérité et de beauté brute. En fin d’après-midi, arrivée à Goris. La ville, encaissée entre des collines aux formes étranges, abrite encore des habitations creusées dans la roche. Le dépaysement est total, presque lunaire.

Jour 4 : Au-dessus des gorges de Vorotan

Le matin suivant, on prend de la hauteur à bord du Wings of Tatev. Ce téléphérique de près de six kilomètres survole les gorges vertigineuses de Vorotan avant d’arriver au monastère de Tatev, haut lieu spirituel du IXe siècle. De là, la vue s’étend sur une vallée encaissée où alternent forêts et plateaux.

En redescendant, halte à Khndzoresk. Le village troglodytique, déserté depuis le XXe siècle, se découvre en traversant un pont suspendu de 160 mètres. En contrebas, les cavités creusées dans la pierre témoignent d’un mode de vie disparu depuis à peine quelques générations.

Jour 5 : Aux sources du christianisme arménien

Retour vers la plaine. Etchmiadzin, considérée comme la plus ancienne cathédrale chrétienne encore debout, reste le centre spirituel de l’Église apostolique arménienne. Le lieu, classé au patrimoine mondial, conserve une activité religieuse vivante. À quelques kilomètres, les ruines de Zvartnots, chef-d’œuvre du VIIe siècle effondré après un tremblement de terre, offrent une autre vision de cette ferveur ancienne, sur fond de mont Ararat.

Jour 6 : Le lac Sevan, haut plateau et pause nature

Sixième jour, notre itinéraire en Arménie prend de la hauteur : 1 900 mètres, un lac immense. Le Sevan s’étend comme une mer intérieure bordée de montagnes. Le monastère de Sevanavank, construit sur une presqu’île, domine les eaux turquoise. On y croise des pèlerins, des familles, quelques voyageurs. Au déjeuner, le poisson ishkhan, spécialité locale, se déguste grillé, presque au bord de l’eau. Le lieu invite à ralentir avant le retour vers la capitale.

Jour 7 : Retour à Yerevan, entre mémoire et modernité

Dernière étape : Yerevan à nouveau, mais avec un autre regard. Le Musée national d’histoire déroule l’épopée du pays, des royaumes antiques aux années soviétiques. Plus haut, le Matenadaran conserve des milliers de manuscrits médiévaux, dont certains enluminés à la main sur parchemin.

Avant de partir, un détour par le marché de Vernissage s’impose. Entre tapis, céramiques et croix sculptées, on saisit un peu de ce que l’Arménie ne dit pas : une culture ancienne, transmise par le geste plus que par le mot.

Plus d’informations sur armenia.travel


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Photo de Une : Monastère de Tatev

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