Ces filles qui ont mis la beauté au green

Chez elles, pour elles, le clean n’est pas une posture. Elles l’ont initié avant qu’il ne devienne le motto de la cosméto.

Catherine Jazdzewski

Susanne Kaufmann, la nature holistique

Pour elle, la beauté est liée à la nature et sa conscience écologique remonte à l’enfance. Un peu à la manière de Heidi, elle a grandi entre montagnes et forêts dans une vallée des Alpes autrichiennes. « On m’a toujours appris à prendre soin de moi et j’ai aimé cela. À la maison, ma grand-mère composait des toniques médicinaux et une crème à la fleur de souci », se rappelle-t-elle.

Au début des années 1990, alors que personne ne parle de beauté holistique, elle décide de créer un spa dans l’hôtel familial de Bregenzerwald, à l’extrême ouest de l’Autriche, dont elle reprend les rênes. Elle y conçoit des soins visage, des rituels corps, des massages et des enveloppements de lavande, arnica, camomille, romarin… Très vite, non seulement on parle du spa de l’Hotel Post Bezau dans le monde entier, mais on lui demande d’en prolonger les bienfaits chez soi. Elle crée donc la marque qui porte son nom.

Presque vingt ans plus tard, c’est incontestable, Susanne Kaufmann a hissé l’aromathérapie à l’essence du luxe sans déroger à sa philosophie. Tous ses produits aux herbes des Alpes sont toujours fabriqués localement et reflètent l’élégance, la pureté du spa dans leur design recyclable. On teste : deux crèmes qui regalbent le corps et lui donnent une énergie et une légèreté inouïes.

Restorative Body Cream, Susanne Kaufmann, 159 €.
Toning Body Cream, Susanne Kaufmann, 88 €.

Valérie Grandury, la nature vitalité

Rien ne prédestinait cette Française installée à L.A. à basculer de la pub à la beauté. Sauf les accidents de la vie… Après un cancer, Valérie Grandury change de vie. Non seulement elle revient à un style de vie plus authentique, plus essentiel, mais elle passe au crible, dans l’alimentation comme dans la cosméto, tous les ingrédients nocifs, dont les perturbateurs endocriniens. Ce qui va l’inciter à formuler les siens, des soins sains, aussi bons pour la peau que pour la santé.

« À l’époque, non seulement on ne parlait pas de la clean beauty, mais celle-ci n’existait pas », commente-t-elle. Personne n’avait alors encore réfléchi aux États-Unis à une cosméto 100 % végétale, qui réveille naturellement l’énergie de la peau. Qui aurait en effet cru que la fleur de carotte sauvage pouvait donner autant de glow qu’une base de teint 100 % chimique ? Le Tout-Hollywood s’arrache ses Sérums Concentrés.

Mais si le courant farm to skin émerge, Odacité, la marque qu’elle a fondée, reste l’exception pour l’intransigeance de son sourcing. Ses huiles de chanvre et de carthame proviennent exclusivement d’une ferme bio du Montana. Quant à ses textures, elles sont imprégnées d’un raffinement à la française. Dans l’Hexagone, on la trouve sur la boutique en ligne Oh My Cream. Alors, pourquoi s’en priver ?

Cécile Lochard, la natural beauty

Comment le luxe devient-il clean ? Posez la question à Cécile Lochard, la directrice du développement durable de Guerlain. Elle est tombée toute petite dans l’écologie puisque c’est son père qui a initié la « finance durable ».

Après une première carrière chez VVF, elle entre chez LVMH pour piloter l’alliance du luxe et de la durabilité pour la marque Cha Ling. Depuis un an, elle pilote la révolution verte de cette très belle et très luxueuse maison fondée en 1828. « Le luxe doit participer à cette mutation et réinventer les standards de la beauté pour la rendre encore plus désirable », explique-t-elle.

Allier durabilité et naturalité, c’est une transformation industrielle qui exige l’adhésion et la participation de toutes les équipes. Challenge gagné pour elle, puisque, ce printemps, trois produits iconiques incarnent cette métamorphose : la Terracotta, le rouge à lèvres KissKiss Shine Bloom et le fond de teint L’Essentiel Éclat Naturel, avec respectivement 96, 95 et 96 % d’ingrédients naturels. Chaque formule, chaque texture concilient comme jamais qualité, efficacité, sécurité et sensorialité.

Et le soin ? Guerlain s’est donné pour mission la protection des abeilles, son emblème… D’où les actions Bee Respect mises en place par Cécile Lochard. Outre la Journée mondiale des abeilles, le 20 mai, Guerlain a organisé une levée d’un million d’euros pour préserver cette espèce gravement menacée.

À suivre sur #GuerlainforBees et #WorlBeeDay.
Terracotta Original, Guerlain, 50 €.
L’Essentiel Haute Perfection,
Guerlain, 55 €.

Lire aussi : Beauté : la révolution est en marche !

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