Quand Paris faisait briller un prodige
John Singer Sargent (1856-1925) débarque à 18 ans dans une capitale en ébullition et s’impose en un éclair comme virtuose du portrait. Mondaines aux poses provocantes, voyages inspirés, sensualité vibrante… ses toiles captent l’énergie d’une société en mutation et la restituent avec une audace folle. Entre scandales et triomphes, cette rétrospective raconte la décennie fulgurante d’un talent déjà au sommet, capable de transformer chaque regard en éclat de modernité.
John Singer Sargent : éblouir Paris, jusqu’au 11 janvier 2026 au Musée d’Orsay. Plein tarif : 16 €. musee-orsay.fr
Nuits électriques à Londre
Derrière une porte de Covent Garden, le night-club Blitz a été le point de départ du style des années 1980. Inspirés par David Bowie, la scène punk, le cinéma continental et la culture du cabaret, les jeunes talents les plus brillants de leur génération se sont rassemblés pour révolutionner la mode, la musique et le design, transformant une soirée dans cette boîte en rampe de lancement pour superstars mondiales. Quarante-cinq ans après la fermeture du Blitz, cette exposition ressuscite son atmosphère hors norme, entre fête, provocation et explosion créative.
Blitz: the club that shaped the 80s, jusqu’au 29 mars 2026 au Design Museum (Londres). Plein tarif : 14,38 £. designmuseum.org
Entre brouillard et éclats
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Né en 1932 à Dresde, Gerhard Richter traverse plus de 60 ans de création en brouillant les pistes. Figures effacées, paysages brumeux ou couleurs en fusion traduisent son obsession pour la frontière entre illusion et réalité. Le doute devient un moteur, et l’ambiguïté, une signature assumée. Chaque salle de cette expo, qui démarrera à la mi-octobre à la Fondation Louis Vuitton, révèle un artiste insaisissable, qui échappe aux étiquettes et transforme notre regard en expérience fascinante et troublante.
Gerhard Richter, jusqu’au 2 mars 2026 au à la Fondation Louis Vuitton (Paris). Plein tarif : 16 €. fondationlouisvuitton.fr
La flamme dans la nuit
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La peinture de Georges La Tour (1593-1652) est une leçon de clair-obscur. Ses scènes nocturnes, entre mysticisme et réalisme cru, transforment l’ordinaire en visions hypnotiques emplies de bougies vacillantes, de visages suspendus et de silences vibrants. Redécouvrir cet artiste, c’est plonger dans un univers où chaque éclat de lumière devient révélation. Cette rétrospective majeure, qui se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier, rend justice à un maître oublié, capable de conférer une dignité intemporelle et une grâce éphémère aux gestes les plus humbles.
Georges de La Tour : entre ombre et lumière, jusqu’au 25 janvier 2026 au Musée Jacquemart-André. Plein tarif : 18,50 €. musee-jacquemart-andre.com
Quand l’averse se fait poésie
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Ici, chaque goutte devient matière d’art. Peintures, installations immersives et visions contemporaines réinventent le spectacle de l’eau qui tombe du ciel. Entre rêverie intime et fascination scientifique, le parcours dévoile la pluie comme source universelle d’inspiration. Orages, bruines ou déluge se transforment en paysages intérieurs, tantôt apaisants, tantôt puissants. Une exposition sensible et sensorielle qui rappelle combien ce phénomène banal peut être sublime et porteur d’émotions.
Sous la pluie : peindre, vivre et rêver, jusqu’au 1er mars 2026 au Musée d’Arts de Nantes. Plein tarif : 9 €. museedartsdenantes.nantesmetropole.fr
Nuits sans filtre
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Repos tendre, rêves flamboyants, insomnies inquiètes… cette expo va vous faire voyager dans l’univers secret du sommeil. Des mythes antiques aux visions surréalistes, des siestes idéalisées aux cauchemars hallucinés, l’art raconte nos nuits avec intensité. Draps froissés, divinités, fantasmes et vertiges modernes s’enchaînent, révélant l’ambivalence d’un état qui oscille entre abandon et désir, apaisement et angoisse. Une immersion totale dans ce royaume nocturne où l’imaginaire ne dort jamais.
L’empire du sommeil, jusqu’au 1er mars 2026 au Musée Marmottan Monet (Paris). Plein tarif : 14,50 €. marmottan.fr
Fragments de vie, éclats de corps
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Chez Alina Szapocznikow (1926-1973), le corps devient terrain d’expérimentation et de rébellion. Résine, mousse, fragments sensuels : ses sculptures troublantes oscillent entre désir et douleur, mémoire intime et histoire collective. Longtemps ignorée, cette artiste polonaise impose aujourd’hui une voix singulière, radicale et poétique. Lampes-bouches, ventres-coussins ou tumeurs de résine, chaque pièce fascine par sa force, transformant les blessures en matière incandescente. Une plongée électrisante dans l’art au féminin.
Alina Szapocznikow, langage du corps, jusqu’au 4 janvier 2026 au Musée de Grenoble. Plein tarif : 14 €. museedegrenoble.fr
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Photo de Une : Sheila Rock, Outside the Blitz club in 1979. Photo : Sheila Rock.




