Kaizen va-t-il permettre de favoriser le développement de l’alpinisme en France ?
Mathis Dumas : Cela motive énormément de jeunes à pratiquer la montagne, à aller dehors, à faire du sport. On essaie maintenant de mettre en place des dispositifs pour pouvoir les accompagner en montagne. On lance une association dont l’objectif est de pouvoir rassembler les jeunes dans des stages, avec des guides de haute montagne, et leur donner les bonnes clés pour évoluer en sécurité, parce qu’il n’y a pas vraiment de formation, ou alors c’est extrêmement cher.
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Comment évolue la pratique ?
Quand j’ai commencé, c’était à l’ancienne, assez lent. Le matériel était lourd, on partait sur plusieurs jours, on était déconnecté. On est passé dans une dynamique d’ascension rapide, « fast and light ». Ce sont plutôt des ascensions où, au lieu de dormir en refuge, on va faire une grosse journée avec un équipement beaucoup plus léger. Et puis la déconnexion dans les Alpes n’existe plus vraiment puisqu’il y a du réseau quasiment partout.
Justement, les réseaux sociaux font-ils évoluer l’image de l’activité ?
Ça permet aux gens de découvrir des endroits un peu plus préservés, de démystifier l’alpinisme et de le rendre plus accessible. Pour ma part, je ne promeus pas mon image, mais l’environnement dans lequel j’évolue, la montagne, la beauté des paysages.
Qu’est-ce qui vous pousse à vous dépasser ?
Ma philosophie, c’est d’explorer, d’escalader des montagnes où peu de personnes sont allées et d’essayer de faire des choses différentes : redescendre en parapente, capter des images originales… Je fais ce qui me passionne. J’ai l’impression que la vie est beaucoup plus simple comme ça.
Quels sont vos projets ?
On va refaire une vidéo en janvier avec Inox autour du ski. De mon côté, je prépare un challenge en ski de randonnée avec un tennisman et je vais essayer de faire des vidéos sur YouTube pour partager différents aspects de la montagne ainsi que mettre en avant des gardes de la réserve autour de Chamonix, des alpinistes de renom… Bref, utiliser mon image et mon audience pour faire découvrir cet univers sous un autre angle. En parallèle, je travaille depuis deux ans sur un film-portrait au sujet du skieur Léo Slemett, qui a une histoire très particulière puisqu’il a perdu deux de ses copines en montagne. En attendant, on sort ensemble un film sur le ski de nuit avec des leds dans la Vallée Blanche.
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Photo de Une : Mathis Dumas




