«1 , 2, 3… Go !!! » Le tutoriel de sa chorégraphie de Maniac (du film Flashdance) a généré 4,3 millions de vues sur Instagram. Celui de Dancing Queen (ABBA), 8,8 millions. Le format des vidéos didactiques de Justin Neto est identique : à gauche de l’écran, un pas-à-pas simple ; à droite, les mêmes mouvements, plus complets et plus rapides. Le tout sur une musique populaire et un style décontracté et ludique !
Né au Brésil, diplômé en éducation physique – pour rassurer ses parents –, Justin Neto a toujours aimé danser. « Mon premier prof a été Britney Spears. J’avais acheté des cassettes VHS pour enregistrer tous ses clips, nous raconte-t-il. J’avais le sentiment d’être connecté à l’artiste. J’étais inspiré. Je dansais dans mon salon, sans jugement. C’est ce que j’essaie d’apporter. Je me concentre sur la confiance en soi. » Coach de stars, dont Gisele Bündchen, il diffuse ses cours sur Instagram et dispense des séances de danse en personne aux États-Unis, au Brésil, mais aussi à Paris, à Milan et au Royaume-Uni. À peine affichées, ses sessions sont sold-out !
Du fun et de la simplicité
Les cours de danse de Ralph Beaubrun affichent également complet. Né à Haïti, ingénieur mathématicien de formation – lui aussi afin de tranquilliser sa mère –, il abandonne sa carrière en 2011 pour se consacrer à sa passion et rejoint la troupe de danseurs de Tal. En 2016, sa chorégraphie sur la chanson Le Temps qu’il faut est devenue virale sur les réseaux sociaux. Dès lors, ses cours au Lax Studio à Paris explosent. Ses stages en France et à travers l’Europe également. Il explique son succès simplement : « Je me focalise sur les débutants. Je suis très patient. »
Très humain aussi, d’après les témoignages. Avec respectivement 3,7 et 1,3 million de followers sur Instagram, Justin Neto et Ralph Beaubrun ont trouvé LA recette pour faire vibrer la planète : des cours fun et une méthode adaptée aux novices. « Ralph Beaubrun est un génie de la pédagogie, assure Rachel Vanier, cofondatrice du studio Dancefloor Paris, où le prof a aussi donné quelques cours. Ce type de séances très axées sur les débutants contribue à montrer qu’il est possible de s’y mettre. »
Ce qui les distingue également, c’est leur capacité à s’adapter aux tendances musicales actuelles tout en rendant hommage aux classiques. Que ce soit sur des morceaux de pop, de hip-hop ou de funk, Justin Neto et Ralph Beaubrun parviennent à créer des chorégraphies qui résonnent avec leur public, et dans la bonne humeur. Ils proposent par là une expérience communautaire, où la danse devient un moyen de se connecter et de rigoler ensemble. « Mes élèves me disent toutes : “On s’amuse. Je ne pense ni à mes enfants, ni à mon mari, ni à mon travail. C’est mon moment à moi. Et je me fais des amis” », relate Ralph Beaubrun.
Bien-être assuré
Fanny Seroka et Rachel Vanier ont cofondé Dancefloor Paris dans la même philosophie. « Il persiste une image de la danse très disciplinaire et difficile d’accès. On a donc décidé de proposer une expérience inclusive et bienveillante. On promet qu’on va s’amuser tout de suite ! » Dancehall, hip-hop, afro, reggaeton, danse classique… Tous les cours disposent d’un niveau débutant et pour tous les âges. Le slogan est clair : « Trouve ta Beyoncé intérieure. »
Et cela marche puisqu’un deuxième studio vient d’être inauguré dans le VIIIe, à Paris. « On danse toutes, seules dans la salle de bains ou dans la chambre, à l’abri des regards… Et lorsque l’on voit nos ados répéter leur “choré”, on se remémore nos cours à leur âge, témoigne Stéphanie, 46 ans. Il y a une certaine nostalgie et une sorte de frustration, aussi, d’avoir arrêté et de ne plus maîtriser les enchaînements comme avant… Alors, ce genre de cours qui nous prouvent que l’on peut s’y remettre, sans complexe – et en plus sur des musiques qui nous embarquent –, ça interpelle et ça motive ! »
Et les bienfaits sont multiples. Cardio, souplesse, posture, synchronisation, concentration, musicalité, expressivité, sens du rythme… « La danse mobilise énormément de ressources », souligne Justin Neto. Mais ne lui parlez pas de nombres de calories brûlées ! Il a les chiffres en horreur. Il compte avant tout sur le bien-être procuré. « Des calories, c’est sûr que vous allez en perdre, et sans doute plus que dans d’autres sports. Mais vous allez surtout laisser derrière vous beaucoup de problèmes : stress, peur, insécurité… » martèle-t-il. Rachel Vanier le constate : « En cette période de crise, les gens ont besoin de relâcher la pression. Ils ne font plus du sport seulement pour être minces ou en bonne santé, mais aussi pour s’amuser. » Eh bien, dansez maintenant !
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Photo de Une : à gauche, Justin Neto (@ DR) ; à droite, Ralph Beaubrun (© Anthony Dehodencq)




