destinations pour observer le ciel

Le top 5 des destinations pour observer le ciel

En quête de destinations pour observer les étoiles en toute quiétude ? Voici 5 idées pour les adeptes d’astronomie et de ciel dégagé.

Jean-Pierre Chanial, Clarisse Courtier et Thomas Le Gourrierec

1. Chili, le désert sur un plateau

 

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Avis aux astronomes, cette région est une aubaine parmi les destinations pour observer le ciel. Coiffée de volcans culminant à 6 000 mètres, elle offre un ciel d’une pureté absolue. Ils y ont installé leurs télescopes géants afin d’observer les trous noirs et les exoplanètes… Le séjour à proximité de ces conquérants du rêve spatial offre des infinis à hauteur d’imaginaire.

San Pedro de Atacama – 5 000 habitants vivant à 2 407 mètres d’altitude – se pose en repère d’un désert fait de bassins blancs de sel, de geysers, de lagunes, de dunes géantes et de pistes cabossées. Les visiteurs partagent leurs bons plans dans les guinguettes de la rue principale, à moins de préférer la piscine des hôtels étoilés qui assurent la perfection – et la sécurité – des excursions en plein désert. Le soir, place au show. Postés au faîte de la dune voisine, les fans d’infini entrent en loge. Le soleil pointe encore que le ciel déjà s’illumine jusqu’au fil de l’horizon. Des nuages de lucioles font le bonheur des astronomes. En Atacama, savants et poètes font bon ménage.

L’EXTASE : dans la petite église de San Pedro, à la façade blanche et à l’intérieur strict, règne un silence absolu. À l’immensité du désert répond l’intimité de la prière.

Voyage organisé avec étape en Atacama avec Kuoni. kuoni.fr

Voyage individuel avec Voyageurs du Monde. voyageursdumonde.fr

Informations touristiques : tourisme-chili.com

2. Norvège, au nord du monde

Svalbard. Le mot sonne comme un craquement de banquise. Perdu entre la Norvège et le pôle Nord, cet archipel compte une île principale, le Spitzberg. On dit que seuls les fous et les chasseurs de gloire s’aventurent ici. La contrée fait pourtant valoir des paysages époustouflants : fjords, sommets majestueux et glaciers qui se jettent dans la mer. Baignée par le courant du Gulf Stream, elle bénéficie de températures relativement clémentes à ces latitudes : jusqu’à –15 °C au printemps.

De mi-avril à fin août, le soleil de minuit brille en permanence, offrant un spectacle magique – ce qui fait entrer le lieu parmi les destinations pour observer le ciel, non pas pour ses étoiles mais pour son éternelle lumière. L’agence Grands Espaces propose une manière originale de le contempler : une croisière de dix jours à bord du Nanook, sur lequel embarquent douze heureux élus. Cornaqués par deux guides naturalistes et un photographe professionnel, ils voguent d’un lieu mythique à l’autre pour immortaliser morses, oiseaux marins et, surtout, l’objet de toutes les discussions : l’ours blanc, monarque sans rival. On en compte 3 500 spécimens, davantage que d’êtres humains…

L’EXTASE : en plus de sa station scientifique de 1958, le fjord Murchison abrite, dans d’impressionnants orgues de basalte, une spectaculaire colonie d’oiseaux.

Croisière photo organisée par Grands Espaces du 4 au 15 juin 2026, à partir de 11 500 € par personne. Informations touristiques : grands-espaces.com


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3. France, en Lozère, ça brille sévère

 

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Entre Mende, préfecture du département le moins peuplé de France (76 000 habitants), et les gorges du Tarn, la nature se fait souveraine. Sur les causses – Sauveterre et Méjean, 1 000 km² à eux deux –, moins de mille âmes gardent la tradition. Caractère rugueux et poignée de main franche, les habitants savent tout de leur royaume : le pouvoir des herbes, les messages du vent, le soin des brebis, l’entretien des bassins d’eau et des murets…

Dès la belle saison, ce tapis de caillasses resplendit. Des bouquets de fleurettes bordent ses chemins de pâture et de randonnée, la forêt s’enchante de mille oiseaux de passage, les habitants des hameaux oubliés ouvrent leur porte aux curieux.

Sur le banc de pierre, on applaudira les féeries de la nuit. Le soleil coule l’or, les brebis font silence. C’est l’une de nos destinations préférées pour observer le ciel. La lune lance son fier éclat, bientôt servie par Vénus, puis une traîne d’étoiles. Passe un satellite – si vite ! – ou une ligne de tirets qu’on s’amuse à compter : c’est Starlink. La nuit resplendit jusqu’à l’infini. Une étoile file. Bonheur. On fait un vœu.

L’EXTASE : couper une généreuse part de roquefort, l’étaler sur une tranche grillée de pain de campagne ou de seigle, servir un vin blanc moelleux. Le bonheur est dans le pré.

Informations touristiques : lozere-tourisme.com

Informations pour les hébergements au 04 66 48 48 48 et sur lozere-resa.com

4. Islande, un samedi soir au bout du monde

Dès l’arrivée, une évidence s’impose : ici, tout se fait à pied. Le centre se traverse en quelques enjambées, plus ou moins assurées selon la saison et l’épaisseur de neige. L’été ? 15 °C au mieux. Le vent s’invite sans prévenir. Les maisons en bois colorées se succèdent, comme posées là pour égayer le paysage. On pousse la porte du Torfan Restaurant. On dirait presque une maison d’ami : parquet qui craque, tableaux aux murs, petites salles en enfilade.

Dans l’assiette, même sincérité. La viande provient d’une ferme située au nord de l’Islande, et ce qui ne naît pas ici traverse la mer depuis la Laponie. Circuit court, version Grand Nord. En dessert, le Beer-mi-su mérite à lui seul la réservation : revisite du tiramisu, parfumé d’une bière brassée aux îles Féroé. Un dernier verre ? Direction Drykk Bar, caché dans l’ancien bureau de poste reconverti en food hall. Cocktails téméraires, autour de 20 euros. Pour affronter le froid, on ose un shot de Brennivín, l’eau-de-vie nationale, déclinée en plusieurs saveurs. Et enfin, la raison pour laquelle le site figure parmi nos destinations pour observer le ciel : on lève la tête pour découvrir l’étendu sans fin au-dessus de nous.

L’EXTASE : à quelques kilomètres de route déjà, Reykjavik disparaît derrière des paysages qui semblent ne jamais finir. Pour découvrir ces grands paysages islandais, le voyagiste Kuoni propose un itinéraire à la découverte des chutes de Skógafoss, des glaciers du parc national de Skaftafell ou encore des cratères escarpés de la région du lac Mývatn. Entre deux routes battues par le vent, la mini-croisière s’aventure au milieu des glaciers aux mille nuances de bleu. Une semaine pour traverser l’île, sept nuits exactement, avec Reykjavik comme point de départ et de retour.

Informations touristiques : reykjaviktouristinfo.is

Essentiel d’Islande, sept nuits à partir de 3 175 € au départ de Paris. kuoni.fr


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5. États-Unis, la tête dans les nuages

 

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OK, on avoue, cette cinquième place des destinations pour observer le ciel est plus un bonus qu’autre chose. Car, plutôt que les étoiles, on découvre ici la Terre depuis le ciel. New York se gagne en altitude. Depuis l’Empire State Building ou Edge NYC, à Hudson Yards, le regard embrasse l’infini. Mais la ville garde en réserve nombre d’autres adresses vertigineuses. À commencer par le rooftop de Pier 57, un ancien quai réhabilité en parc suspendu au-dessus de l’Hudson. Au loin, on admire la fantaisie végétale de Little Island posée sur l’eau, la silhouette élancée de One World Trade Center, ou encore la skyline du New Jersey.

Autre cachette : la terrasse de la Stavros Niarchos Foundation Library, tables ouvertes à tous et silence studieux. Impossible aussi d’ignorer le Vessel, une sculpture imaginée par l’architecte britannique Thomas Heatherwick. On grimpe, on redescend, on tourne et, à chaque angle, on observe une vue différente. Enfin, au coucher du soleil, lorsque les vitres s’embrasent d’orangé, on ose débourser la modique somme de trois dollars pour grimper dans le Roosevelt Island Tramway. Sept minutes suspendues au-dessus de l’East River, à frôler le Ed Koch Queensboro Bridge. Manhattan s’éloigne, tandis que les façades s’illuminent de l’intérieur.

L’EXTASE : autant arriver à New York par les airs et avec panache. La Compagnie aligne 76 sièges, tous en classe affaires, avec un service ciselé et des menus signés par des chefs.

La Compagnie, 1 750 € A/R depuis Paris Orly. lacompagnie.com

Informations touristiques : nyctourism.com


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Photo de Une : Désert d’Atacama © DR

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