Le cognac version cocktail, par Rémy Savage
Élu meilleur mixologue du monde en 2022, et cofondateur du Bar Nouveau à Paris, Rémy Savage fait partie de ceux qui réinventent les classiques avec une touche française. Et parmi les spiritueux tricolores qu’il remet sur le devant du comptoir, le cognac occupe une place de choix.
« Aromatique, généreux, facile à apprécier et très accessible » : autant d’atouts qui, selon lui, en font une base idéale pour une nouvelle génération de cocktails. Fini les créations flashy aux couleurs artificielles : place au retour des recettes intemporelles et racées, dans lesquelles le cognac reprend toute sa légitimité. Sa version de la Fine à l’Eau – cognac Martell VS, verjus et soda – séduit aussi bien les Français que les touristes, tous âges confondus.
Au-delà du goût, le mixologue insiste sur l’importance de reconnecter le cognac à ses racines : un produit issu du raisin, profondément ancré dans le terroir hexagonal. Et dont l’image, longtemps figée, commence à évoluer. « On le retrouve beaucoup plus qu’il y a dix ans sur les cartes de cocktails », souligne-t-il. Une renaissance logique, pour cet emblème de la culture cocktail : n’oublions pas que le célèbre Side-Car, sans doute le plus connu des cocktails à base de cognac, a vu le jour à Paris dans les années 1920, au Harry’s Bar.
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Grand Marnier version Grand Margarita
La Margarita, créée en 1948 par l’Américaine Margaret Sames en villégiature à Acapulco, est l’un des cocktails les plus consommés aux États-Unis. En France, il bénéficie d’une belle notoriété.
La liqueur française Grand Marnier, assemblage de distillation d’oranges amères et de cognac, a donc décidé de relancer la Grand Margarita en France. Il s’agit en fait d’une Cadillac Margarita, une version plus premium que la version classique, avec davantage de rondeur et de profondeur. Elle repose sur la règle d’or des 4 « s » : spirit, sweet, sour et salt.
Grand Marnier conseille d’utiliser plutôt une tequila reposado, une garniture avec un rim de sel haut de gamme et une rondelle de citron vert sur le rebord du verre, et quelques gouttes de miso d’oranges élaboré par Hugo Chaise, spécialiste de la fermentation en France, pour davantage d’acidité.
Pour Patrick Léger, maître assembleur de Grand Marnier, le fil rouge de la marque reste la premiumisation. « Nous misons sur des ingrédients de grande qualité pour sortir d’une image de digestif, surtout en France, ou d’une utilisation trop associée à la cuisine. »
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Photo de Une : Grand Marnier © DR




