exposition universelle 2025

Expo universelle 2025, l’excellence française à tous les étages

L’exposition universelle d’Osaka, dans la région du Kansai au Japon, se tient depuis le 13 avril et jusqu’au 13 octobre. Une rencontre unique entre art, innovation technologique et lifestyle. Et un levier économique pour la ville hôte comme pour l’incontournable Pavillon France.

Jeanne Simon

À 20 minutes du centre-ville d’Osaka, sur la ligne Chūō du métro, une nouvelle station a vu le jour le 19 janvier dernier. Installée sur le site de l’Exposition universelle 2025, la gare Yumeshima – du même nom que son île d’accueil, transformée pour l’occasion en un espace moderne et durable – est directement reliée à la porte est.

À sa sortie, les visiteurs sont conduits vers la zone des pavillons des 160 pays participants, entourés d’une grande promenade circulaire. Conçu par l’architecte Sou Fujimoto, ce Grand Ring s’érige comme l’un des plus imposants bâtiments en bois au monde. Au centre se trouve la « forêt tranquille », soit 2,3 hectares agrémentés de 1 500 arbres et de quatre bassins.

Vis-à-vis de l’entrée principale, le Pavillon France s’impose comme la figure de proue de cette Exposition universelle 2025. Il figure parmi les trois plus attendus, aux côtés de ceux des États-Unis et du Japon. Imaginée par le studio français Coldefy et l’agence italienne CRA-Carlo Ratti Associati, la structure – avec son toit végétalisé et sa structure métallique réutilisable – se distingue par une façade épurée, évoquant une scène de théâtre ouverte au public.

Vitrine de savoir-faire

Axé sur le thème de « l’hymne à l’amour », ce pavillon de 3 600 mètres carrés invite les visiteurs à une ascension progressive. Au programme : des expositions immersives et une scénographie audacieuse. La nature, l’innovation, la science et l’art – de vivre, de la main – y sont particulièrement mis à l’honneur, en lien avec la thématique centrale de l’édition 2025 : « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain ».

Parmi les quatre partenaires Gold de l’événement, LVMH a choisi de représenter cinq Maisons françaises : Louis Vuitton, Dior, Celine, Chaumet et Moët Hennessy, mettant en avant les métiers d’art et leur savoir-faire respectif. Pour le groupe, il s’agit également de valoriser ses liens inextricables avec le Japon, grâce à des collaborations inégalées avec des architectes, des artistes, des plasticiens et des musiciens nippons.

Plus loin, Ninapharm, laboratoire annécien pionnier dans la recherche du microbiome et de la mitochondrie, explore l’interaction entre science et nature avec un jardin interactif, tandis que les vins d’Alsace – premier vignoble mis en avant sur le Pavillon France – plongent les visiteurs au cœur de leur terroir. Le groupe Axa réunit quant à lui trois artistes via une œuvre audiovisuelle sur le thème de la danse.

Un levier business

Les Expositions universelles ont été lancées au XIXe siècle pour présenter au monde les progrès de la révolution industrielle, comme le télégraphe ou les ascenseurs. On retiendra ainsi la toute première, à Londres, en 1851, saluée par la construction du Crystal Palace, qui révolutionnera l’architecture de l’époque victorienne. Pour les Français, la plus marquante restera celle de Paris en 1889, avec la construction de la tour Eiffel.

Depuis, si la course à l’innovation architecturale, artistique et technologique perdure, les Expositions universelles ont évolué pour inclure des questions culturelles, sociales et environnementales. Vitrine des talents et des savoir-faire nationaux, elles s’imposent également comme de véritables leviers économiques.

Pour les villes hôtes, les retombées sont majeures. Les deux précédentes éditions, l’Expo 2015 de Milan et celle de Dubaï en 2020 – ont respectivement généré près de 10 et 30 milliards d’euros. À Osaka, la répercussion est estimée à 3 000 milliards de yens (18 milliards d’euros) selon le gouvernement. Quelque 28 millions de personnes y sont attendues, dont 24 millions de Japonais.

Et c’est sans compter le rôle de ces événements en tant qu’accélérateur de développement urbain. Des quartiers entiers sont créés ou revitalisés, et des infrastructures de transport développées. N’oublions pas que la toute première ligne du métro parisien a été inaugurée à l’occasion de l’Exposition de Paris en 1900.

Un atout commercial

Pour le Pavillon France à l’Exposition universelle 2025, il s’agit avant tout de renforcer le développement et l’attractivité à l’international, plus particulièrement auprès d’une cible asiatique. D’un coût estimé à 56 millions d’euros, dont 41 millions de financements publics, le site devrait attirer près de trois millions de visiteurs sur six mois.

Une belle occasion pour le business, aussi. « En complémentarité de l’impact sur les visiteurs grand public, la stimulation des accords commerciaux est également un élément clé, essentiel de la mission et du succès du Pavillon français », assure Jacques Maire, commissaire général pour la France d’Osaka 2025 et président de la Compagnie française des expositions (COFREX).

Pour ses partenaires, l’enjeu économique est en effet indéniable. À l’heure où les ventes au Japon ont représenté 9 % de son chiffre d’affaires total, contre 7 % un an plus tôt, le groupe LVMH y voit son intérêt : « C’est une occasion unique de recevoir nos clients VIP japonais un par un. Nous comptons également sensibiliser nos clients plus occasionnels (japonais, mais aussi chinois, sud-coréens, indonésiens, singapouriens…) dans le but de les faire revenir plus souvent en boutique et d’augmenter leur panier moyen », indique Norbert Leuret, président de LVMH Japon.

De son côté, le CIVA (Conseil interprofessionnel des vins d’Alsace) profitera de sa participation pour « mettre en relation les vignerons avec les importateurs, cavistes, revendeurs locaux, distributeurs, restaurateurs et grandes chaînes de distribution du territoire japonais », affirme Serge Fleischer, son président. Autant de leviers pour valoriser les atouts de la France et tisser de nouvelles relations commerciales !

franceosaka2025.fr


Lire aussi : Nos bonnes adresses au Japon


Photo de Une : © Justine Emard ADAGP Paris, Studios GSM Project

Partager cet article

A lire aussi
meilleurs cookies paris

Le top 9 des meilleurs cookies de Paris

Farine, sucre, beurre et œufs … qui aurait cru que ces simples ingrédients pourraient devenir des causes de véritables obsessions ? À Paris, les cookies ont su se rendre créatifs pour séduire les papilles des gourmands et rivaliser avec les pâtisseries traditionnelles. Entre croquant, fondant, épais, fin, ou encore garnitures généreuses, chaque établissement propose sa propre réinterprétation de ce classique. On vous dévoile nos adresses préférées à Paris.

cuisine chinoise

Le renouveau de la cuisine chinoise

Si les raviolis vapeur et les rouleaux de printemps sont devenus monnaie courante chez nous, ils ne représentent qu’une infime part de la cuisine chinoise.

hôtels sommeil

Top 8 des hôtels où (re)trouver le sommeil

Vous rêvez de repos ? Cures de sommeil, soins propices à la relaxation et à l’endormissement, matelas premium, voyages sonores… Les hôtels de luxe se renouvellent pour assurer détente et nuits réparatrices, études scientifiques à l’appui. Ou comment voyager dans les bras de morphée.

saint-valentin 2026 hôtels

Le top 7 des hôtels pour célébrer la Saint-Valentin

Cette année, la Saint-Valentin tombe un samedi ; simple coïncidence ou raison supplémentaire pour organiser un week-end avec son Valentin ou sa Valentine ? Selon votre temps et votre budget, voici nos adresses préférées pour s’échapper du quotidien et célébrer la Saint-Valentin.