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Pierre Niney et Anamaria Vartolomei, le Comte est bon

Aux côtés de la jeune actrice franco-roumaine, Pierre Niney incarne Edmond Dantès dans une adaptation très attendue du Comte de Monte-Cristo, signée par l’équipe des Trois Mousquetaires, Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière. Un casting cinq étoiles avec Vassili Schneider, Laurent Lafitte et Anaïs Demoustier pour un futur blockbuster français. Rendez-vous croisé avec Pierre Niney et Anamaria Vartolomei.

Olivia de Buhren

Pierre Niney et Anamaria Vartolomei, comment vous êtes-vous retrouvés dans cette aventure ?

Anamaria Vartolomei : J’ai rencontré les deux réalisateurs autour d’un café et ils m’ont proposé le rôle d’Haydée. J’avoue qu’au départ j’avais peur de ne pas me sentir à l’aise avec son accent, puisque Matthieu et Alexandre ont voulu en faire une fille d’Europe de l’Est, contrairement au roman de Dumas où elle est orientale. Nous avons fait des essais et cela a été concluant.

Pierre Niney : J’ai eu un coup de fil du producteur Dimitri Rassam me suggérant de rencontrer les réalisateurs. Ils avaient en tête d’adapter Le Comte de Monte-Cristo au cinéma et avaient pensé à moi pour le rôle principal, en accord avec Dimitri. Je n’aurais jamais imaginé qu’on me propose un tel rôle : Edmond Dantès, c’est notre Hamlet à nous ! On n’a qu’une fois dans sa vie l’opportunité d’incarner un personnage aussi riche, dans des décors aussi somptueux. Ce genre de films, c’est une formidable aventure !

Était-ce la première fois que vous jouiez ensemble ?

Pierre : Oui, et c’était une joie de se rencontrer et de partager des moments de cinéma.

Anamaria : Nous avons joué beaucoup de scènes assez sombres, mais, entre les prises, nous arrivions à garder notre sens de l’humour.

Résumez-nous l’histoire du Comte de Monte-Cristo

Pierre : Edmond Dantès est un jeune marin marseillais trahi par ses amis qui jalousent sa réussite. Il est arrêté le jour de son mariage et va rester enfermé 14 longues années dans la célèbre forteresse d’If, dont il finira par s’échapper. La vengeance est le grand thème de l’histoire, Dantès en fera une obsession.

Anamaria : À sa sortie en 1845, le roman d’Alexandre Dumas a connu un succès incroyable. Je crois qu’il était inspiré d’un fait divers datant de 1807.

 

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Étiez-vous tous deux familiers avec le roman et ses différentes adaptations ?

Pierre : J’avais lu le livre au lycée, ça avait été un véritable choc. Je veillais tard chaque soir pour le dévorer et rester dans l’histoire. J’avais vu l’interprétation de Gérard Depardieu dans la minisérie de Josée Dayan, ainsi que celle de Jacques Weber dans le film de Denys de La Patellière, le père d’Alexandre, qui est selon moi la version la plus réussie avec un parti pris très classique et théâtral. Mais notre projet n’était ni de coller parfaitement au roman, qui fait 1 000 pages, ni de réaliser une énième adaptation du Comte de Monte-Cristo.

Anamaria : Je n’ai jamais lu le livre, mais mon père est un fan du roman d’Alexandre Dumas. Il a vu toutes les adaptations, j’ai été bercée par ce récit toute mon enfance. Pour lui, c’était une grande fierté de me voir interpréter le rôle d’Haydée. J’ai préféré ne pas visionner d’autres versions pour ne pas être influencée.

Selon vous, quelle est la singularité de ce projet-ci ?

Pierre : On voulait créer un objet artistique de près de 2h50 reposant sur une forme de modernité et en jouant avec la transformation physique du personnage, ce qui n’avait jamais été fait dans les précédentes versions. Nous avons poussé le réalisme avec des maquillages incroyables. Nous voulions embrasser la noirceur du roman. Jusqu’où peut-on aller dans la vengeance ? À partir de quand est-on un justicier ou devient-on un monstre ?

Effectivement, les transformations physiques sont importantes tout au long du film…

Pierre : J’ai connu en tout et pour tout plus de 150 heures de maquillage. J’avoue que ce n’était pas facile, mais ma maquilleuse, Lisa Legrand, est une véritable artiste. J’ai été vieilli, rajeuni, grimé… C’était fascinant de voir toutes ces métamorphoses.

Anamaria : J’ai aimé mon personnage au naturel et puis aussi transformé. La thématique du masque est passionnante dans le film. Il y a une mise en abyme très intéressante pour les comédiens, et cela reste un sujet universel.

Le Comte de Monte-Cristo est le livre de chevet de beaucoup de lecteurs. Éprouvez-vous une forme de pression supplémentaire à cause de cela ?

Pierre : Je me suis posé la question en regardant les autres adaptations, mais, très vite, je me suis rendu compte que notre version était différente.

Pierre, vous incarnez Edmond Dantès, l’un des plus grands héros de la littérature française. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ?

Pierre : J’ai suivi une longue préparation pour les scènes techniques : monter à cheval, faire de l’apnée… Grâce à cela, j’ai été plongé dans le bain tout de suite. Ensuite, il a fallu que je travaille plusieurs personnages en un seul. Par exemple, j’ai adoré incarner Edmond Dantès à 40 ans, quand il met en scène sa vengeance et qu’il est avec la jeune Haydée. Haydée, quant à elle, est une femme forte et, en même temps, très fragile…

Anamaria : C’est une jeune femme qui a été abîmée par la vie. Elle a connu beaucoup de tourment et de souffrance. Elle ressent elle aussi un fort désir de vengeance personnelle. Haydée possède une profonde noirceur, mais également une forme de pureté. C’est une femme de devoir, fidèle et sincère.

Pierre : Les réalisateurs ont adapté son personnage en y injectant un aspect émotionnel très fort.

 

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Vous-mêmes, avez-vous déjà éprouvé un désir de vengeance ?

Pierre : J’aime bien cette phrase de Nelson Mandela : « Ne pas pardonner à quelqu’un, c’est comme boire du poison et espérer que ce soit l’autre qui en meurt. » Je crois que le sentiment de vengeance peut traverser tout le monde à un moment ou un autre, à un degré plus ou moins fort, bien sûr.

Anamaria : Non, sincèrement, je n’ai jamais ressenti de véritable désir de vengeance. Pour moi, c’est l’expression d’une pensée très négative.

Ces sentiments de vengeance et à la fois aussi de grande tristesse sont-ils ce qui réunit vos personnages ?

Pierre : Nous sommes liés tous deux par le traumatisme causé par le sentiment d’injustice.

Anamaria : Notre souffrance n’est réparable que par la vengeance et la souffrance de ceux qui nous ont fait du mal.

Où le tournage s’est-il déroulé ?

Pierre : Nous avons tourné dans beaucoup de magnifiques châteaux en France. Quant aux scènes dans le château d’If et dans les tunnels, tout a été réalisé en studio. Et c’est en Belgique que nous avons tourné les scènes dans l’eau, dans le plus grand bassin à effets spéciaux. J’avoue que c’était assez fou !

La scène de l’évasion du château d’If est l’une des scènes phares du film. A-t-elle réclamé beaucoup d’entraînement ?

Pierre : J’avoue que les scènes dans les tunnels longs et étroits étaient particulièrement anxiogènes. La claustrophobie se faisait rapidement ressentir. Pour ce qui est de la scène d’évasion dans la mer, elle a été tournée dans cet immense bassin dont je vous ai parlé. Je n’avais jamais vu ça de ma vie, j’en ai même fait un post sur les réseaux sociaux. C’était impressionnant.

L’histoire des Trois Mousquetaires a été scindée en deux longs métrages. Pourquoi avoir choisi de faire un unique film avec Le Comte de Monte-Cristo ?

Pierre : Il nous a semblé évident que cela serait trop frustrant pour le spectateur de couper cette saga en deux parties. C’est le grand roman de la vengeance, on ne pouvait pas arrêter le film pile quand Monte-Cristo revient pour se faire justice !

Le Comte de Monte-Cristo, réalisé par Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière avec Pierre Niney, Anamaria Vartolomei, Vassili Schneider, Laurent Lafitte, Anaïs Demoustier, Patrick Mille et Bastien Bouillon. Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2024. Sortie en salles prévue pour le 28 juin.


Lire aussi : Pierre Niney fait des étincelles


Photo de Une : Pierre Niney et Anamaria Vartolomei (c) Thomas Lavelle

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