Vanille, votre album Regarde est sorti en juin. Qu’avez-vous souhaité transmettre à travers ce nouveau projet ?
Vanille : Regarde est une sorte d’invitation à tourner les yeux vers l’extérieur. Pour la première fois, je sors de ma zone de confort. C’est un album porteur d’espoir, ouvert sur le monde. Mes deux premiers disques étaient très acoustiques, plus intimistes. Cette fois, j’ai voulu proposer quelque chose de plus hybride, en intégrant des sonorités électro grâce à Alex, du duo Synapson, qui a coréalisé l’album avec moi. Le résultat : 12 chansons à texte, dansantes, portées par des guitares brésiliennes, des samples et des rythmes latinos.
En quoi ce troisième album marque-t-il une évolution par rapport aux deux précédents ?
Mon premier album, enregistré au Brésil, était très solaire. Le deuxième, lui, était plus sombre. J’étais en plein post-partum, c’était la période du Covid, et je traversais une période compliquée avec le père de mon fils. Regarde représente pour moi une quête de lumière. Ce qui change également, c’est la manière dont il a été conçu : je l’ai écrit et composé en collaboration avec Alex, ce qui m’a permis d’explorer de nouvelles sonorités. Et puis la vie avance, les thèmes évoluent. Dans cet album, je parle de l’amour maternel, de la famille recomposée… Mais aussi d’une histoire d’amour qui dure, un sujet qu’on aborde rarement en musique.
Quels ont été les grands tournants de votre parcours musical jusqu’à aujourd’hui ?
En 2018, j’ai eu la chance de participer à la tournée de Marc Lavoine. C’est lui qui m’a véritablement fait découvrir au public. Puis, en 2019, mon titre Suivre le soleil est sorti, et tout s’est accéléré. Grâce à cette chanson, j’ai commencé à vivre de ma musique. L’artiste Vanille est née. Depuis, Suivre le soleil est devenu single d’or à l’international, avec plus de 30 millions de streams. C’est un titre qui continue de toucher les gens partout dans le monde, sans doute parce qu’il célèbre l’instant présent avec une énergie lumineuse et métissée.
Comment construit-on son identité artistique en étant la fille d’un interprète aussi emblématique que Julien Clerc ?
Il n’était pas facile de trouver ma place musicale dans un univers familial déjà bien établi. Ma différence s’est dessinée quand j’ai commencé à écrire mes propres textes. De par ma forte inspiration pour la musique brésilienne, j’aime cultiver ce côté feel good dans mes compositions.
Y a-t-il un titre de Regarde qui vous touche particulièrement ?
Lien du cœur, la dernière chanson de l’album, m’émeut profondément. J’ai pensé à mon compagnon, qui élève mon enfant avec moi. Il s’agit d’une chanson très épurée, un piano-voix, dans laquelle je me livre de façon intime. Elle parle de la complexité de tisser un lien quand il n’est pas biologique… et de cette force lumineuse qu’est l’amour, qui finit toujours par prendre le dessus.
Pour cet album, comment avez-vous choisi vos collaborateurs et les musiciens qui vous entourent ?
J’avais besoin de revenir à cette positivité qui me définit, une envie de lumière, de danse, de sons solaires. Pour cela, je me suis tournée vers des artistes qui partagent cet univers. J’ai rencontré Alex, du duo Synapson, lors d’un festival. Le courant est tout de suite passé entre nous. J’ai également composé trois titres avec Wladimir Pariente. C’est un album éclectique, à l’image de mes influences. Et comme un fil rouge, il y a toujours le Brésil, en particulier mon duo avec la chanteuse Flavia Coelho, qui me tenait particulièrement à cœur.
Regarde, le nouvel album de Vanille, est sorti le 13 juin. Vanille sera en concert à La Boule Noire le 19 novembre.
Lire aussi : Vanille, une femme d’ici et d’ailleurs
Photo de Une : © Sonia Sieff




