constance arnoult

Constance Arnoult, éloge du vivant

Actrice, mannequin et désormais cofondatrice d’un média culturel, Constance Arnoult fait rayonner l’art du spectacle vivant sur les réseaux sociaux. avec L’Éloge, elle célèbre la danse, le théâtre et l’opéra en dévoilant leurs coulisses et leurs artisans. entretien avec une passionnée, entre trajectoires croisées et quête de sens.

Olivia de Buhren

Constance Arnoult, vous avez débuté la danse classique au Conservatoire de Tours. Qu’est-ce que cette discipline vous a appris sur vous-même ?

Constance Arnoult J’y ai passé plusieurs années très formatrices. J’étais entourée de jeunes qui, comme moi, évoluaient dans des disciplines artistiques à haut niveau. Cela crée une vraie exigence, une façon différente de voir le monde, de se dépasser. On est porté par une force intérieure. Aujourd’hui encore, je mesure la chance d’avoir vécu ça si jeune : cela m’a appris à vivre intensément ce que j’entreprends.

Après une blessure, vous avez bifurqué vers des études littéraires, puis la médiation culturelle. Comment avez-vous vécu cette transition ?

À force de monter sur mes pointes, je me suis abîmé le corps. J’étais en sport-études, je rêvais d’être professionnelle. Bien sûr, j’ai été déçue, mais j’ai fini par accepter que ce n’était pas le chemin pour moi. Je souhaitais rester proche de la scène, alors j’ai continué à danser pour le plaisir, puis je suis allée en prépa littéraire à Orléans. Ce furent deux années incroyables intellectuellement. Je voulais ensuite intégrer le Celsa, mais je n’ai pas été prise – et je pense que c’est ce « non » qui m’a poussée à développer des projets que je n’aurais peut-être pas lancés si tôt.

Vous avez ensuite travaillé comme mannequin, collaborant avec de grandes marques. Cette expérience vous a-t-elle libérée ou enfermée dans une image ?

J’étais très jeune quand j’ai commencé, j’avais envie d’indépendance. Je faisais des shootings, tournais des vidéos… J’ai toujours aimé être devant l’objectif. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, je ne me suis jamais sentie enfermée. C’était une période très libre, très créative. Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. Et j’y ai noué des relations professionnelles durables, précieuses aujourd’hui.

Comment est né L’Éloge ? Quelle a été l’étincelle de départ ?

Le projet a germé pendant le confinement. J’étais chez mes parents, et j’ai eu, comme beaucoup, le temps de réfléchir. J’ai commencé à poster des vidéos de mes coups de cœur littéraires, puis l’idée de parler du spectacle vivant s’est imposée. J’avais envie de partager cette passion, de faire découvrir l’envers du décor, de rendre l’art plus accessible. C’est là que L’Éloge a pris forme.

En parallèle, vous faisiez vos débuts à l’écran avec Les Mains vides et Friendzone. Comment s’est opérée cette transition vers le métier d’acteur ?

J’ai toujours eu envie de théâtre et de cinéma. Pendant cette période un peu suspendue, j’ai passé un casting, j’ai été prise… et je me suis retrouvée à tourner avec des gens que j’admire, dans un film génial ! J’ai ensuite signé avec l’agence Adéquat, et j’ai joué un peu au théâtre. Tout est arrivé très vite et en même temps : L’Éloge, mes premiers rôles, et une grande histoire d’amour…

Qu’est-ce qui vous a amenée à mettre votre carrière d’actrice entre parenthèses pour vous concentrer sur L’Éloge ?

Au début, j’ai voulu tout mener de front, mais à un moment, c’est devenu trop. Lancer un média, c’est une aventure à temps plein. Alors j’ai mis la comédie en pause pour me consacrer à L’Éloge. Aujourd’hui, le média est plus structuré. Je sens que je vais pouvoir revenir à l’écriture, passer plus de castings, peut-être réaliser des projets. Je me sens alignée.

Quel est le concept de L’Éloge ?

C’est un média culturel numérique dédié au spectacle vivant, principalement sur Instagram et YouTube. On y trouve des interviews, des reportages, des décryptages, des recommandations. L’idée est de montrer les coulisses, de partager des émotions de scène. Le média est gratuit, car il est financé par les institutions culturelles ou des marques. Par exemple, l’Opéra de Paris peut nous demander un reportage sur les ateliers couture autour d’un ballet comme Giselle. On réfléchit ensemble, puis on crée un contenu immersif et sensible.

Y a-t-il une rencontre ou une épreuve qui a marqué votre parcours avec L’Éloge ?

Notre première grande cérémonie de remise de prix, il y a trois ans. On voulait créer une fête autour du spectacle vivant, rassembler tous ceux qui nous avaient fait vibrer dans l’année. Guerlain, Repetto étaient partenaires… mais nous n’étions que deux ou trois pour tout organiser. Le soir même, j’ai fini dans un état d’épuisement total. Ça m’a appris mes limites, j’ai dû revoir mon rapport au travail. Depuis, j’essaie de mieux m’écouter.

À qui s’adresse L’Éloge ?

Notre ambition, c’est de ramener les jeunes dans les salles de spectacle ! On essaie de les prendre par la main, de rendre le théâtre, l’opéra ou la danse moins intimidants, plus accessibles.

Comment choisissez-vous les artistes, œuvres ou sujets que vous mettez en lumière ?

Ce sont mes coups de cœur, mais aussi ceux de l’équipe. On ne parle que des spectacles que l’on a aimés. Il peut s’agir d’œuvres très classiques ou très contemporaines. Ce qui me touche avant tout, c’est l’exigence, la sincérité, la beauté du geste artistique.

@l_eloge_ sur Instagram et TikTok, L’Éloge sur YouTube


Lire aussi : Constance Arnoult, touche-à-tout !


Photo de Une : Constance Arnoult © India Lange

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