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Les Alpes françaises en piste pour les Jeux d’hiver

C’est officiel, les Alpes françaises sont désormais l’« hôte pressenti » des JO 2030. Le Comité international olympique a choisi cette candidature face à celles de la Suisse et de la Suède. Sauf catastrophe, les stations françaises accueilleront ces Jeux d’hiver.

Lola Bondu

Il faudrait un cataclysme pour empêcher les Alpes françaises d’organiser les Jeux olympiques d’hiver 2030. Le 28 novembre, le Comité international olympique (CIO) a annoncé entrer en « dialogue ciblé » avec ce seul dossier, excluant les candidatures suisse et suédoise. Seules en lice pour accueillir les Jeux, les Alpes françaises ont toutefois encore du pain sur la planche. « Désormais, nous allons confirmer, préciser, stabiliser la candidature, en fonction de ce que souhaite le CIO et des contraintes locales, notamment sur le logement et les mobilités », développe Fabrice Pannekoucke, maire de Moûtiers (Savoie) et vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes chargé des espaces valléens.

Fini les Jeux de Chamonix, de Grenoble ou d’Albertville, c’est dorénavant tout un territoire qui devient organisateur. La candidature des Alpes françaises pour les JO 2030 prévoit en effet quatre pôles pour l’accueil des épreuves, réparties entre la Savoie, la Haute-Savoie, les Alpes-Maritimes et les Hautes-Alpes. D’après le vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, chaque pôle comprendra un à trois sites concernés par des épreuves.

C’est le cas de Méribel-Courchevel, qui devrait être le terrain privilégié des compétitions de ski alpin (descente, combiné, géant). « Nous avons dans nos montagnes un grand nombre de sites qui ont l’habitude de recevoir des événements internationaux, les équipements sont donc déjà présents », souligne Fabrice Pannekoucke, en référence notamment aux championnats de monde de ski alpin 2023 organisés dans Les Trois Vallées.


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95 % de sites existants

Cette expertise fait d’ailleurs partie des raisons du choix du CIO. Lors de la conférence de presse annonçant la décision du comité, Karl Stoss, président de la commission du futur hôte des Jeux olympiques d’hiver au sein du comité, évoquait la « longue tradition d’organisation de compétitions de sports d’hiver » comme un point fort de la candidature française – parmi les autres motifs, le CIO cite le soutien politique et populaire, avec 68 % d’opinions favorables en France.

Le dossier présente ainsi un très fort taux de réutilisation de sites existants : 95 % des infrastructures sont déjà érigées et régulièrement employées pour des événements de grande ampleur. « Nous devons simplement prévoir un réajustement à la marge », se réjouit Fabrice Pannekoucke. Un seul projet de construction pérenne figure dans le dossier, celui d’une nouvelle patinoire à Nice pour recevoir certaines épreuves de sports de glace. L’autre structure manquante, l’anneau de vitesse, devrait être une réalisation temporaire. Une logique qui suit les promesses françaises de jeux sobres et responsables.

Même s’il est pour le moment difficile d’estimer ce que représente économiquement l’accueil des JO 2030 sur le territoire, Fabrice Pannekoucke voit arriver la compétition avec beaucoup d’intérêt. « Par effet miroir, en Savoie, nous vivons encore de l’héritage moral et patrimonial d’Albertville 1992 », explique ainsi celui qui est également le président de l’agence régionale de tourisme. Ces Jeux sont donc un enjeu majeur pour tous les acteurs de la montagne, qui ont pour objectif de « montrer la plus belle image qui soit des Alpes françaises ».

cnosf.franceolympique.com


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Photo de Une : © EarthTrip

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