Sept jours au Japon, c’est accepter d’être traversé plus que d’essayer de tout comprendre. Le pays se dévoile par contrastes : un temple millénaire au coin d’une avenue saturée de néons, un lac silencieux après une station de métro bondée, une tasse de thé bue comme un rituel au milieu du mouvement continu. Cet itinéraire court mais dense embrasse ce Japon pluriel : ses villes vibrantes, ses villages enveloppés de brume, ses gestes immuables, son futur déjà là.
Jour 1 et 2 : Tokyo, deux jours pour toucher l’âme de la capitale
Quand on pose le pied à Tokyo, le choc est immédiat : un mélange d’énergie urbaine, de traditions qui cohabitent avec le futurisme. Dès le premier jour, flânez dans le quartier d’Asakusa. S’y trouvent le temple Sensō-ji, la rue commerçante Nakamise-dōri, où se mêlent boutiques de souvenirs, snacks traditionnels, et éclats d’un Japon ancien. Puis laissez-vous happer par les contrastes : un saut dans le quartier électrique d’Akihabara, royaume de l’électronique, des mangas, des néons ; une incursion dans le luxe de Ginza, ou une escapade à Odaiba. Cette île moderne au bord de la baie promet horizon futuriste, shopping, vues sur l’eau et la ville.
Le lendemain, mêlez quartiers populaires, temples, cafés insolites et marchés de rue. Tokyo joue sur les contrastes, et c’est précisément cette alchimie qui captive, entre le bruit et la quiétude, le frénétique et le sacré.
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Jour 3 : Hakone, un soupir de nature et de spiritualité
Le troisième jour, le voyage vous entraîne hors de l’asphalte : direction la région de Hakone, avec l’objectif d’atteindre le lac Ashi. Là commence une parenthèse hors du temps : le lac, ses eaux calmes, le souvenir lointain de volcans ancestraux. Naviguer sur le lac, en bateau « pirate » ou en ferry, offre l’un des plus beaux cadres pour apercevoir, quand le ciel se dégage, le Mont Fuji se mirant dans l’eau.
Puis, par téléphérique ou funiculaire, vous gagnez les hauteurs jusqu’à Ōwakudani, vallée volcanique encore fumante, où les célèbres œufs noirs, appelés kuro-tamago, cuisent dans des sources soufrées. Une nature brute, presque lunaire, où résonne la légende d’une longévité offerte à ceux qui en dégusteraient un.
Si le temps le permet, passez une nuit dans un ryokan, l’incontournable auberge traditionnelle. Au soir, plongé dans un onsen, on sent la chaleur de l’eau contraster avec la fraîcheur de l’air. Un moment de suspension avant de reprendre la route.
Jour 4 et 5 : Kyoto, voyage dans le Japon éternel
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Le quatrième jour, embarquez dans un shinkansen pour rejoindre Kyoto. En quelques heures, on glisse d’un Japon à l’autre. Ici, le temps semble ralentir. Lanternes, pavés, temples, maisons de bois : dès l’arrivée, l’atmosphère enveloppe.
Le lendemain, explorez Arashiyama, à l’ouest. La forêt de bambous de Sagano déploie ses tiges élancées comme une nef végétale, où la lumière filtre en lames fines. Une promenade le long de la rivière, un temple, un jardin… chaque détour installe une douceur particulière, avant de retrouver le Kyoto historique, ses ruelles anciennes, ses maisons basses, et cette poésie ténue qui habite les crépuscules.
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Jour 6 : Thé ancestral, cerfs et calme sacré
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Le sixième jour, glissez vers Uji, petite ville paisible connue pour son thé vert et ses temples. Le Byōdō-in, avec son pavillon ailé se reflétant dans l’étang, raconte mille ans d’histoire et une spiritualité délicate. Plus tard, cap sur Nara. Les cerfs y déambulent librement, habitués aux visiteurs, presque familiers. Le Tōdai-ji surgit comme une apparition : vaste, solennel, habité par un Bouddha monumental. Tout ici respire l’ancien Japon, celui des origines, où nature et sacré ne faisaient qu’un.
Jour 7 : Osaka, le bouillon de culture
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Dernière escale : Osaka, ville généreuse, vibrante, un brin insolente. Gratte-ciels, ruelles serrées, marchés bruyants, street-food à chaque coin de rue… ici, la modernité côtoie la gouaille. On marche, on goûte, on observe. Osaka est une sortie de scène pleine d’énergie, un bouquet final où l’on retrouve tout ce que le pays a de joyeusement imprévisible.
On quitte finalement le Japon avec l’impression d’avoir posé les pieds dans plusieurs mondes à la fois. Une semaine suffit pour ouvrir une porte, mais pas pour en faire le tour. Reste alors l’essentiel : l’envie de revenir, de prolonger le voyage, de replonger dans ce pays qui échappe un peu et fascine beaucoup.
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