Vendredi
18h30 : En tête-à-tête avec la mer

Depuis l’amélioration de la ligne TGV Paris-Rennes, il suffit de 2h30 en train pour atteindre la côte malouine depuis la capitale. On profite de ce court trajet pour arriver tôt à Saint-Malo et poser nos bagages chez AR Iniz. Cet hôtel trois étoiles, qui fait partie de la marque bretonne d’AR Collection, se niche dans une immense maison typique de la station balnéaire, directement sur la digue.
Front de mer oblige, on opte pour l’une des neuf chambres qui font face à l’immensité marine. Elles ne se démarquent pas par leur taille, puisque le parti pris ici est l’ambiance cabine de bateau. D’ailleurs, chaque chambre est nommée en référence à une île de la côte d’Emeraude.
Après avoir pris nos quartiers, on descend profiter du coucher de soleil depuis le restaurant en contrebas, dont la carte est signée du chef breton Christian Le Squer. La vue splendide est aussi magnifique à l’automne, lors des grandes marées, lorsque les vagues semblent engloutir la digue. Un spectacle à vivre au moins une fois dans sa vie !
AR Iniz, 8 boulevard Hébert, 35400 Saint-Malo. Chambre : à partir de 100 €. ariniz.com
Samedi
10h : Sur les traces de Chateaubriand
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Après avoir pris le temps du petit déjeuner depuis l’une des tables donnant sur la mer, on emprunte un vélo à l’hôtel afin de parcourir la digue jusqu’au centre historique de Saint-Malo. Il suffit de pédaler 10 à 15 minutes, dans un cadre exceptionnel, pour se retrouver au pied des remparts de cette ville fortifiée. On y laisse notre vélo accroché à l’un des nombreux racks disponibles pour privilégier la marche à pied. Ici, les chemins pavés montent et descendent sans arrêt. On y suit l’emblème de Saint-Malo, qui se retrouve à plusieurs reprises sur le sol.
Cette ville fortifiée, détruite en grande partie pendant la Seconde Guerre mondiale, a été reconstruite en utilisant les pierres des ruines. Ce qui donne à Saint-Malo un charme particulier, bien loin d’autres villes côtières bretonnes rebâties dans les années 1950. Parmi les monuments intramuros, la maison de Chateaubriand est un incontournable pour tous les amateurs de littérature et de patrimoine.
13h : Délices au sarrasin
Une fois en Bretagne, le passage en crêperie est obligatoire ! L’une des meilleures de Saint-Malo se situe intramuros. Chez Grain noir, la priorité va à la qualité des galettes, composées de sarrasin bio produit par un meunier breton.
Mais Frédéric Glémot et son fils Emmanuel n’en oublient pas pour autant le goût, avec des crêpes inspirées de spécialités locales, à l’image de la saucisse-emmental-moutarde, de celle à l’andouille de Dinan ou encore la recette signature à base de truite fumée, de chèvre et de petits légumes. De quoi nous faire oublier toutes les crêperies tester auparavant !
Grain noir, 16 rue de la Herse, 35400, Saint-Malo. Carte : environ 20 €. facebook.com
16h : Arpenter les remparts
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Après les délices du déjeuner, rien ne vaut une petite promenade iodée. On grimpe donc sur les remparts encerclant la ville, à la recherche de morceaux d’histoire. Après s’être glissé dans une petite tourelle et avoir pris l’escalier en colimaçon, on se retrouve avec une vue panoramique sur toute la côte d’Emeraude et ses multitude d’îles, notamment le Grand-Bé, qui abrite la tombe de Chateaubriand. À noter qu’on peut y accéder à pied à marée basse.
Une fois la balade terminée, on reste encore un peu entre les remparts de la ville fortifiée pour déguster un délice givré chez Sanchez, un artisan glacier réputé pour ses recettes uniques depuis 1980. On se laisse tenter par la Chocolat Chipotle, un mélange de saveurs entre la douceur du chocolat et le piquant du piment mexicain.
Sanchez, 7 rue de la Vieille Boucherie, 35400 Saint-Malo. @sanchezartisanglacier sur Instagram.
20h : Quand le Japon rencontre la Bretagne
Difficile de passer à côté de Bertrand Larcher en Bretagne. Le chef, qui a su réinventer la crêperie avec Breizh Café, est aussi féru du Japon. Il a d’ailleurs ouvert son propre restaurant à Tokyo il y a trente ans. Avec Otonali, Bertrand Larcher fait venir les saveurs nippones sur la côte bretonne.
On déguste ainsi un foie gras au miso, servi mi-cuit, avec du pain au sarrasin ; puis du poulpe pané et frit en croûte d’algue et sésame ; avant de conclure avec un « mille-crêpes ». Cette recette, qui s’inspire évidemment du monde de la crêperie, est composée de crème de haricots rouges azuki au yuzu. Le meilleur des deux mondes !
Otonali, 53 Quai Duguay-Trouin, 35400 Saint-Malo. Carte : environ 60 €. facebook.com/OtonaliBreizhCafe/
Lire aussi : Road-trip gastronomique en Bretagne, sur les traces du Japon
Dimanche
9h : Matinée en mer
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Impossible de repartir de Saint-Malo sans avoir piqué une tête. On profite de la quiétude matinale (et parce qu’on a eu la chance que ce soit marée basse) pour enfiler notre maillot de bain et nous rendre seulement à quelques foulées d’espadrilles, sur la plage longeant la digue.
Saint-Malo est réputée pour ses nombreux sports aquatiques, la voile et le kitesurf en tête grâce à son exposition au vent. Mais c’est aussi l’endroit idéal pour pratiquer le surf ! On est ici loin des vagues basques. On opte donc plutôt pour un surf version longboard, qui nous permet de prendre les vagues sans encombres et d’enchaîner quelques petits pas d’avant en arrière sur la planche. En revanche, attention aux amateurs de longe-côte ! Ils sont de plus en plus nombreux à Saint-Malo à pratiquer cette activité de marche sous-marine.
13h : Papilles en ébullition
Ouvert en lieu et place du Coude à coude en novembre 2023 à Saint-Malo, Maison Vermer est déjà un incontournable pour tous les gourmets bretons. En cuisine, Quentin Durand travaille la pêche locale et des produits en circuits courts. Le chef, formé notamment auprès de Pierre Gagnaire et Anne-Sophie Pic, revient sur ses terres pour faire découvrir aux Malouins ses propositions iodées.
Le menu change chaque semaine pour le déjeuner et chaque mois pour le dîner, mais est toujours concis et de haute volée. En toute logique, peu de temps après son ouverture, Maison Vermer a décroché la note la plus haute du Gault & Millau pour une première année d’ouverture. À ne rater sous aucun prétexte !
Maison Vermer, 79 boulevard de Rochebonne, 35400 Saint-Malo. Carte : menu à partir de 27 € le midi, à partir de 59 € le soir. maisonvermer.fr
15h : Dernières emplettes
L’heure du départ approche déjà et sonne l’heure de la quête aux souvenirs. Avant de reprendre le train, on s’arrête d’abord à La Maison du Sarrasin de Bertrand Larcher pour faire le plein de blé noir sous toutes ses formes : en tuiles, en miel, en pâtes ou encore en biscuits. Puis direction Roellinger, le spécialiste des épices à Saint-Malo, où on se laisse tenter par les condiments celtiques et les préparations aux algues.
Enfin, place à La Maison du Beurre, chez Bordier, où l’on nous sert un plateau avec une multitude de beurres à déguster. Si le beurre semble risqué pour le voyage, on penche alors pour les caramels au beurre salé, les biscuits délicieusement beurrés ou les délicats financiers. Une fois de retour, retrouver ces saveurs nous feront replonger en une bouchée dans la douceur de vivre malouine.
La Maison du Sarrasin, 10 rue de l’Orme, 35400 Saint-Malo. lamaisondusarrasin.fr
Roellinger, 12 rue Saint Vincent, 35400 Saint-Malo. epices-roellinger.com
La Maison du Beurre Bordier, 9 rue Orme, 35400 Saint-Malo. maisonbordier.com
Lire aussi : Bretagne : 4 raisons d’aller sur la côte d’Émeraude
Photo de Une : Saint-Malo © Canva
Article initialement publié le 22 juillet 2024, mis à jour le 16 juillet 2025.




