Norbert Tarayre ouvre sa table à Versailles
Après vingt ans de cuisine et de télévision, Norbert Tarayre a ouvert fin octobre sa première table gastronomique, rue de Satory, à Versailles. Au programme, cinq produits à choisir en version Brut ou Sublime, selon l’appétit de chacun.
Votre canard, vous le prenez Brut ou Sublime ? La question vaut aussi pour l’artichaut, le bœuf, le homard et la lotte. Bienvenue à La Table de Norbert, que Norbert Tarayre a ouverte le 20 octobre au 10 rue de Satory, à Versailles. Sa carte oublie le découpage classique entre entrées et plats : on part du produit, de l’envie et de l’appétit de chacun.
Le principe tient en une phrase : un même produit, deux façons de le vivre. Le Brut révèle l’essence, le goût, la texture. Le Sublime explore tout ce que le travail de cuisine peut en tirer. Le chef y glisse sa lecture perso : « Le Brut, c’est ce que vous connaissez de moi à travers la télévision et les réseaux sociaux. Le Sublime, c’est une facette plus gastronomique, que j’ai longtemps gardée cachée et que je souhaite aujourd’hui assumer. »
Révélé au grand public dans Top Chef en 2012, Norbert Tarayre a depuis multiplié les casquettes entre télévision, restauration, écriture et collaborations culinaires. Après vingt ans de cuisine, il ouvre sa première table gastronomique, imaginée de A à Z.
À chacun son appétit
Cinq produits tiennent la carte d’ouverture, chacun décliné en Brut ou en Sublime. On compose au fil de ses envies, ou on se laisse guider par le menu dégustation : cinq temps, salés et sucrés, à 90 € par personne. Pour les grandes tablées, une côte de bœuf de Salers et un turbot à partager, et un accord mets et vins prolonge l’expérience. Pour le sucré, la liste reste courte. « Nono » choisit la vanille de Madagascar, le chocolat Grand Cru et la poire Louise Bonne comme point de départ. S’ajoutent « Le Chef en fait tout un fromage » et « Le Café du Chef », annoncé « Brut mais gourmand ».
Côté décor, du bleu profond, des touches dorées, des boiseries, des matières chaleureuses et des lumières tamisées dessinent un univers intime. Le monogramme « LTN » (pour La Table de Norbert, évidemment), frappé d’un sceau doré, suit de la carte à l’art de la table. L’adresse assume les codes d’une Maison élégante sans chercher à rejouer l’imaginaire historique de Versailles. Le patron résume tout : « Ici, c’est différent. C’est ma table. » Le Château, lui, se trouve à « deux plats ». Voilà enfin une distance qui se parcourt à table.
La Table de Norbert, par Norbert Tarayre, 10 rue de Satory, 78000 Versailles. latabledenorbert.fr
Photo de Une : © Anthony Passant